• Une mission économique sous la présidence de SAR la Princesse Astrid se tiendra en Côte d’Ivoire du 22 au 25 octobre 2017 inclus, suivie d’une mission organisée par BIE au Burkina Faso. L'occasion pour les entreprises participantes de rencontrer d'autres sociétés qui sont implantées dans ces deux pays et de découvrir les opportunités d'affaires.
  • Pour Credendo, l’expert belge en assurance-crédit et 4ème assureur-crédit européen, ces deux marchés sont prometteurs et représentent de réelles opportunités pour les entreprises exportatrices belges qui souhaitent y développer leur activité.
  • Les experts de Credendo recommandent une bonne préparation aux entreprises belges avant d’aborder ces deux pays. Ils accompagneront la Mission économique princière.

La Côte d’Ivoire : retour d’une « success story » ?

Facteurs de risques et perspectives

Après des années d’instabilité politique, la Côte d’Ivoire renoue aujourd’hui avec une croissance prometteuse. Ce regain d’attractivité, qui s’explique par une amélioration progressive de la stabilité politique, la stabilité monétaire, une faible inflation, la diversification relative de l’économie et l’amélioration graduelle du climat des affaires, a permis à l’économie ivoirienne de décoller et d’en faire un marché prometteur.  Néanmoins, la réconciliation d’après-guerre progresse trop lentement et pose un risque majeur. En effet, les récentes mutineries de soldats et des troubles sociaux ont révélé le mécontentement qui couvait et ont terni l’image du gouvernement. Pour l’heure, et bien qu’un retour à une guerre civile généralisée soit peu probable, Credendo classifie avec prudence le risque politique du pays à moyen et long terme en catégorie 61. Néanmoins, les indicateurs macroéconomiques ont progressé et les perspectives sont encourageantes depuis que la Côte d’Ivoire a rejoint les pays de l’Afrique subsaharienne qui enregistrent la plus forte croissance.

Malgré sa position de plus grand exportateur mondial de cacao, les recettes fiscales et d’exportations de la Côte d’Ivoire ont été frappées par la chute des cours internationaux du cacao pendant la saison 2016-2017. « A moyen terme, l’offre mondiale excédentaire devrait maintenir les prix du cacao à un niveau modéré. Des conditions météorologiques défavorables, qui s’ajouteraient à de fortes fluctuations des termes de l’échange, pourraient également exercer une pression sur l’économie agricole. Pour maîtriser les risques et générer une croissance durable et plus inclusive, l’économie ivoirienne devra poursuivre ses efforts de diversification et augmenter la valeur ajoutée de ses exportations. » explique Nabil Jijakli, Group Deputy CEO de Credendo.

En outre, des problèmes tels que la corruption, l’insécurité juridique et un climat commercial complexe - malgré des améliorations - justifient le classement du risque commercial systémique en catégorie C (sur une échelle de A à C, la catégorie C étant la plus défavorable).

Un climat des affaires en pleine mutation

Depuis l’amélioration de la stabilité politique, la Côte d’Ivoire est devenue l’une des économies d’Afrique subsaharienne les plus prospères. Après un taux de croissance du PIB de l’ordre de 9 % pendant trois années consécutives, les perspectives devraient s’équilibrer autour de 7 %. De toute évidence, la Côte d’Ivoire dépasse toujours la moyenne régionale. La croissance économique est tirée par les investissements dans les infrastructures, l’agriculture et l’exploitation minière, tandis que la consommation des ménages connaît un véritable rebond. « Les investisseurs sont encouragés par la stabilisation politique, par le développement de la classe moyenne et par la mise en œuvre de réformes qui contribuent à améliorer le climat des affaires dans le pays. Entre 2013 et 2017, la Côte d’Ivoire est passée de la 177e (sur 189 pays) à la 142e position du classement « Doing Business » de la Banque mondiale. » poursuit Nabil Jijakli.

Le Burkina Faso : bonnes perspectives de croissance

Facteurs de risque et perspectives

Le Burkina Faso est une économie fragile et de petite taille offrant globalement des perspectives stables. La stabilité politique résultant d’un processus de démocratisation chaotique a débouché sur une amélioration des perspectives de croissance. La mise en œuvre de politiques macroéconomiques prudentes par le gouvernement a contribué à maintenir une situation financière viable. Les exportations d’or reprennent alors que les faibles prix internationaux du pétrole limitent le coût des importations. De surcroît, la hausse de la production agricole du pays devrait se poursuivre, en particulier pour le coton. Néanmoins, les principaux risques qui menacent cette petite économie d’Afrique de l’Ouest sont liés à l’insécurité dans la région, qui est confrontée à l’expansion des opérations djihadistes. En outre, l’absence de progrès en matière de réduction de la pauvreté et les mauvaises conditions de vie pourraient accentuer les tensions sociales, au risque de susciter une instabilité politique.
En raison d’indicateurs macroéconomiques vulnérables, Credendo classe le Burkina Faso dans la catégorie de risque 61 à moyen/long terme. Le risque politique à court terme du pays est classé dans la catégorie 51. Le risque commercial systémique de catégorie C se justifie, quant à lui, par la grande complexité de l’environnement économique, par l’ingérence politique dans le système judiciaire et par la corruption.

D’ambitieux investissements publics et la récupération des recettes liées à l’or favorisent l’économie

Le Burkina Faso figure parmi les « pays les moins avancés ». Son économie agricole de petite taille est tributaire des recettes des exportations d’or et de coton. En outre, pour financer les coûts liés aux importations, il dépend fortement de l’aide des donateurs et d’un appui multilatéral. L’ambitieux Plan national de développement économique et social (PNDES) élaboré par le gouvernement s’étend sur la période 2016 – 2020. Il vise à accélérer la croissance et à réduire la pauvreté, notamment en améliorant l’approvisionnement en électricité et les infrastructures de transport. Après deux années marquées par une faible performance durant la transition politique, le PIB a enregistré une forte croissance (5,9 %) en 2016. Au cours des quatre prochaines années, les perspectives de croissance devraient se stabiliser autour d’un bon 6,5 %, grâce à la hausse significative des investissements publics réalisés dans le cadre du PNDES, à la progression de la production agricole (notamment du coton) et à l’expansion des activités d’extraction de l’or. Par conséquent, les perspectives de croissance du Burkina Faso sont supérieures aux perspectives régionales moyennes pour l’Afrique subsaharienne.

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso : deux pays contrastés mais prometteurs

« Les entreprises découvrent peu à peu le potentiel économique de l’Afrique. La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont deux marchés prometteurs qui présentent de réelles opportunités. Ce ne sont pas des marchés faciles à aborder mais ils offrent un éventail de débouchés aux entreprises de divers secteurs : agriculture, mines, infrastructure, énergie, … Nous incitons donc les entreprises à une vigilance accrue compte tenu du climat économique et politique actuel de ces deux pays. Les entreprises doivent être bien préparées car les arriérés et les risques de non-paiement sont plus importants mais nous sommes là pour les accompagner dans leur démarche d’exportation. » conclut Nabil Jijakli.

Contact presse
Nabil Jijakli
Group Deputy CEO
rue Montoyer 3
1000 Bruxelles
Belgique
E n.jijakli@credendo.com
M +32 478 25 11 33   

1 Sur une échelle de 1 à 7, 7 étant la catégorie la plus défavorable