• A l’heure où les tensions avec les USA incitent le Mexique à se tourner davantage vers l’Europe comme partenaire commercial, une mission économique sous la présidence de S.A.R. la Princesse Astrid et en présence de plus de 160 entreprises et organisations belges se tiendra au Mexique du 16 au 23 février 2019.
  • Le Mexique reste incontournable en Amérique Latine, stable depuis plus de 20 ans, et les entreprises belges y voient de belles opportunités d’affaires. Le Mexique est le 39e client de la Belgique.
  • La mise en place de réformes économiques par le nouveau Président Obrador et des fondamentaux macroéconomiques solides soutiennent la deuxième économie d’Amérique Latine.
  • Malgré un tableau globalement positif sur le plan macro-économique, plusieurs risques de ralentissement pourraient assombrir les perspectives futures.
  • Cette mission économique est l'occasion pour les entreprises belges participantes de rencontrer d'autres entreprises qui ont réussi à développer leur activité au Mexique et de découvrir les opportunités d'affaires et d’investissements.

Le Mexique est l’une des économies les plus ouvertes au monde. Deuxième puissance d’Amérique latine et 14ème économie mondiale, le Mexique connaît une nouvelle ère politique avec l’élection du président Obrador le 1er décembre dernier. Depuis sa prise de fonction, le Président a introduit plusieurs réformes afin de lutter contre la corruption et le crime, tout en augmentant les dépenses sociales et présentant des projets infrastructurels ambitieux. En même temps, quelques décisions controversées, comme l’annulation d’un grand aéroport à Mexico city, ont alimenté l’incertitude sur les marchés financiers. De plus, la volonté du nouveau président de gouverner par la démocratie directe, sur base des votes populaires, pourrait augmenter l'imprévisibilité politique. Néanmoins, la présentation du budget 2019 par la nouvelle administration a rassuré les investisseurs, en faisant preuve de responsabilité fiscale, ce qui a de nouveau consolidé le peso.

Le Mexique est la 39e destination d’exportation de la Belgique, avec des exportations d’une valeur totale de 1,3 milliard d’euros en 2017. Les exportations belges se composent principalement de produits chimiques (30%), de machines et appareils (23%), d’acier et de métal (11%). Les produits importés du Mexique, pour un montant de 3,6 milliards d’euros, sont principalement du matériel de transports (47%) et des produits minéraux (11%).

Les experts de Credendo donnent un bon rating au Mexique et classent le risque politique à court terme en catégorie 21, avec des perspectives stables. Le pays a un faible niveau de dette extérieure à court terme et des réserves de change adéquates. Le risque politique à moyen/long terme se situe en catégorie 3, avec des perspectives stables. Le niveau de risque modéré du Mexique reflète ses ratios de dette extérieure et service de la dette modérés, des déficits de compte courant soutenables, des finances publiques saines et la diversification économique du pays en dépit de sa forte dépendance envers l’économie américaine.

Des fondamentaux macroéconomiques solides soutiennent la deuxième économie d’Amérique latine

Le Mexique jouit d’une situation macro-économique enviable. La croissance économique du pays est restée vigoureuse au cours des 5 dernières années et devrait s’établir à 2,1% de croissance du PIB en 2019 et 2,2% en 2020. L’inflation a chuté à 4,8% en 2018 et devrait converger vers les 3% grâce à une politique monétaire prudente. Le peso mexicain suit un régime de change flexible qui a contribué à faire face aux chocs extérieurs.

Contrairement à de nombreux pays producteurs de pétrole, l’économie mexicaine est peu dépendante des exportations de produits pétroliers (5% des recettes totales d’exportation), étant donné que les biens manufacturés telles que les machines, les équipements électroniques et les produits automobiles se taillent la part du lion des exportations du pays (70% des recette totales d’exportation).

La dynamique relative à la dette publique demeure stable

L’encours de dette totale du gouvernement devrait se stabiliser aux environs de 53% du PIB en 2018 et au cours des années suivantes. La moitié de la dette gouvernementale est détenue par l’étranger, mais un tiers seulement est libellé en monnaie non locale, tandis que la majorité est émise à des taux d'intérêt fixes avec des maturités relativement longues. L’encours de dette extérieure totale (1/3 de la dette du secteur privé) s’est stabilisé aux alentours de 40% du PIB depuis 2016 et devrait se maintenir à ce niveau au cours des prochaines années. Les services de la dette se situent aussi à un niveau modeste. Par conséquent, les dynamiques de la dette tant externe que publique du Mexique sont généralement considérées comme stables.

Plusieurs risques pourraient ralentir les perspectives

Malgré un tableau globalement positif sur le plan macro-économique, plusieurs risques de ralentissement pourraient assombrir les perspectives économiques. La dépendance fiscale envers le secteur pétrolier (20% des recettes publiques totales) et l’importante exposition à un ralentissement économique aux États-Unis devraient demeurer des faiblesses structurelles. En outre, le durcissement des conditions des marchés financiers, la montée des tensions commerciales mondiales ou une inversion des flux de capitaux en provenance des marchés émergents fait courir des risques importants à l’économie ouverte du Mexique. Sur le plan intérieur, des décisions politiques imprudentes pourraient induire de l’incertitude sur les marchés et éventuellement nuire aux conditions de refinancement du Mexique. À l’inverse, le risque d’altérations des principales relations commerciales du pays a été apaisé par l’accord commercial USMCA. On ne peut toutefois pas exclure des retards dans la ratification de l’accord en raison de nouveaux différends diplomatiques entre le Mexique et les États-Unis, notamment à propos de la construction du mur à la frontière ou de la polarisation politique au Congrès américain qui bloque la ratification. Cela pourrait générer un regain de pression sur le peso mexicain et une hausse de l’inflation telle que celle enregistrée au moment de l’élection de Trump.

« Les tensions avec les USA incitent le Mexique à se tourner davantage vers l’Europe comme partenaire économique. Le Mexique est l’un des plus grands marchés et reste un pays incontournable de l’Amérique Latine. Il est donc intéressant pour nous de rééquilibrer la balance commerciale. Le dynamisme actuel de l’économie mexicaine offre de réelles opportunités aux entreprises de divers secteurs. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que pour réussir dans un pays comme le Mexique, il est essentiel de s’entourer de bons conseils et de bien connaître le pays et la culture avant de faire des affaires avec le pays. La mission sera également le moment idéal pour souligner quelques beaux projets entre le Mexique et la Belgique. Credendo sera présent pour soutenir les entreprises belges, comme il y a deux ans lorsque nous avons lancé notre nouveau produit de financement pour les PME, « le crédit acheteur ». Le premier contrat a d’ailleurs été conclu entre un exportateur belge de métiers à tisser et son client mexicain.», explique Nabil Jijakli, Group Deputy CEO de Credendo.


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